10 août 2007
La Famiglia Sommavilla

Trois soirées con Roberto, Cynthia, Alberto e Gabriele. Une ambiance ultra sympa, des motards italiens amateurs de cuisine méditérranéenne et de bons vins.
Mardi, salade de roquette et tomates multicolores, fricassée de poulet à la citronelle et au gingembre avec des melanzane sautées aux épices indiennes et pilaf de basmati semi complet, tome de Savoie et poëllée de pêches au miel et à la verveine. Avec pour les vins, un Ventoux blanc Terres de Solence cuvée "Léonides" et une suite de Gérines rosées du domaine de la Ferme Saint Martin...
Mercredi, verrines de tzaziki, taboulé de petit épeautre aux 3 poivrons, tian de thon à la tomate San Marzano, salade de melon au vieux Rivesaltes accompagné d'un Ventoux rouge 2006 "Le Prieuré" des Terres de Solence et une Gérine Rouge du Domaine de la Ferme Saint Martin, un Vacqueyras de Christian Vache, la Monardiére 2003, la moitié pleine d'un Rivesaltes "Cuvée Aimé Cazes" de 1975.
Jeudi, il fait tellement froid. Una minestra con pesto, c'est à dire une soupe au pistou, des raviolis aux truffes et un clafoutis aux mirabelles. Un Cairanne blanc 2006 de Marcel Richaud, un Bianco gentile 2002 d'Antoine Arena et un Saint Jean de Bébian 1996.

08 août 2007
Le Ventoux
Un grand week-end, les tomates et le Ventoux. La journée du samedi fut entiérement consacrée aux photos de plats à base de tomate; les jaunes, super; les rouges, magnifique; les vertes .... le bide! A la cuisson elles deviennent brunes, le plat est gouteux mais inesthétique, la peau devient jaune, puis marron. Bref, le dessert ressemblait à une moussaka. Il faudra que je teste avec des tomates vertes non mures et mondées. A suivre pour d'autres essais et voir les photos.
Aprés toutes ces contrariétés tomatesques la journée au Ventoux fut une bénédiction
. Temps optimum, grand bleu, une petite brise sur les vignes de Mazan. Juste avant midi je passe chercher Claude.
Nous avons chacun notre panier; lui le gazpacho et les glaçons, moi, le pain, le vin et le melon de Monsieur Jean. Parfait, si ce n'est que l'on ne retrouvait pas le chalet des Bernard. Nous avons erré comme des malheureux sur les chemins caillouteux, avant le chalet Reinart, après le chalet Reinart, sur la route de Sault, la galére !
Il manquait les rilletes de Madame Buston pour que l'on puisse faire un pique nique. A force de tourner j'ai pu retrouver le chalet. Ouf !
Nous voila installés sous les arbres pour un déjeuner au grand air. Daniéle avait préparé une pissaladiére, une tarte à la tomate et du poulet grillé, le tout simple et délicieux. Une petite bouteille des amis de la Bouissiére de Gilles et Thierry Faravel accompagnait ses agapes.
Un cigare pour les hommes et en voiture pour un café dans le bistrot accroché au sommet du Ventoux.
Enfer et damnation .... outre les cyclistes habillés en nylon fluo et les touristes en nylon flashy, il y avait un stand de bonbons encore plus colorés mais garantis "aromes naturels", un marchand de saucissons aux saveurs multiples et variées, une bande de bikers du club Harley de la Vallée du Rhône et une boutique de souvenirs ... comme au Mont Saint Michel, au Sacré Coeur et autres hauts lieux touristiques. Quelle tristesse Pétrarque doit se retourner dans sa tombe.
Vous pouvez remarquer à quel point je suis atterrée. Heureusement que je prend la chose avec hauteur !
Daniéle avait pensé à tout, pour nous remettre de ce choc, elle nous a amenés ramasser de la lavande. Nous sommes ensuite retournés au chalet pour faire des bouquets comme ceux que les touristes achétent à prix d'or.

Voila de quoi parfumer les salles de bains de la maison et réjouir mes hôtes en mal d'émotions ethniques.
En fait d'émotions, elles furent plutôt bacchiques, mais ce sera pour plus tard avec l'arrivée de Roberto, Alberto, e le sue moglie.
03 août 2007
Les herbes du moment
Une visite chez Dominique pour prendre des tomates (Encore des tomates, direz vous, mais oui, c'est la pleine saison, elles sont sublimes) et me voila les bras chargé d'un énorme bouquet de verveine et de citronnelle. La pauvre verveine-citronnelle qui s'étiole tristement au fond du jardin est devenue blême de jalousie.
Un coucou chez Guy pour voir le vernissage de la derniére expo, en redescendant je ne résiste pas, je ramasse d'immenses branches de fenouil sauvage qui bordent la route.

J'ai failli oublié l'énorme basilic complice de mes plats d'été. Ses petites fleurs serrées embaument. D'accord ses vieilles feuilles jaunes ne sont pas top, mais on ferme les yeux, on respire profondément et on imagine une soupe au pistou.
Cérés ne s'est pas trompée, c'est au milieu des herbes qu'elle vient prendre le frais. Dommage que personne ne fume à la maison .
02 août 2007
Merci Jacques !!!
Aucun client ne profilant son museau gourmand dans mes gamelles, j'ai pu faire relooker les photos de la chambre Est et de la salle à manger par Jacques, photographe belge amoureux de la Provence.
Rude tâche que de confronter deux sens de l'esthétique et deux personnalités.
Nous travaillons surtout pour essayer de faire du stylisme culinaire... ce soir un premier essai sur les tomates. Aprés une ballade dans les serres de Dominique, survint un affrontement quant à l'originalité des recettes proné par l'un et la cohérence des saveurs défendue par l'autre. Nous étions dans l'impasse !
J'ai passé un coup de fil déprimé à Juliette fidéle épouse du grand maître de Saint Brieuc, j'ai été rapidement rassurée. C'est beau l'amitié, même à 800km; les Baudic, je vous aime ! Jacques m'a servi deux verres de blanc et j'ai fini par concevoir un gazpacho tout jaune, des tomates farcies au chèvre croquant, et un crumble de tomates vertes au gingembre. Je ne parlerai pas du crumble de ce soir, parti lamentablement à la poubelle, aprés avoir été oublié dans le four.
Jacques a du me secouer trés fort pour me faire sortir de mon traintrain tomato provençal. Heureusement, sinon il ne me restait qu'à me laisser pousser la moustache pour ressembler à Christian Etienne.... Rendez vous samedi pour la réalisation de ces trois recettes.



